26 septembre 2026

Les pirates et l'écrivain.

 
De la vertu ? des Pirates qui ciblent un écrivain pour mieux se dissimuler des radars.


Le livre "C'était ça ou mourir" du  québécois d’origine haïtienne Thélyson Orélien est en tête des ventes et était en lice pour le prix Goncourt après avoir obtenu le prix du roman Fnac.
Mi septembre sur le réseau social X, l'essayiste Samuel Fitoussi dit avoir passé une bonne partie du livre au filtre d’un détecteur d’IA (nommé Pangram) et a ouvert la chasse au plagiat.

Les détecteurs


À ce jour, Pangram et GPTZero font partie des détecteurs considérés comme les plus avancés.

L'AFP a soumis à 8 détecteurs différents des passages du roman. Deux sont arrivés à la conclusion qu'ils sont très probablement l'œuvre d'une IA et trois à la conclusion inverse. Pour les trois derniers, le taux de probabilité de génération par l'IA varie de 7 % à 59 %.

L'IA est critiqué par les éditeurs qui soulignent que Max Spero, PDG et cofondateur de Pangram avait indiqué voici quelques mois que cet outil est plutôt un point de départ pour une enquête plus approfondie.

L'auteur quant à lui est mis en cause par un début d'enquête plus approfondie: 

- Au moins 5 chroniques et textes d’opinion publiés par l’auteur canado-haïtien Thélyson Orélien dans des médias canadiens et français en 2012 et en 2013 ont été en partie copiés de textes d’autres auteurs, a constaté l’équipe des Décrypteurs.

-Une de ses chroniques publiée en 2013 était dans sa "quasi-totalité" une "traduction légèrement remaniée" d'un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne.

- Le quotidien québécois La Presse et le groupe audiovisuel public Radio-Canada évoquent aussi d'autres textes contenant des passages plagiés, publiés par l'écrivain notamment dans le HuffPost Québec ou sur des blogs.

-Radio-Canada indique par ailleurs qu'une nouvelle de Thélyson Orélien, ayant remporté un prix décerné par le groupe public dans les années 2010, contient des phrases tirées du livre "Le Matin des magiciens" de Louis Pauwels et Jacques Bergier, publié en 1960.


Les éditions du Boréal, qui publient Thélyson Orélien au Canada, ont indiqué prendre "très au sérieux" les allégations de recours à l'IA et "déployer tous les efforts nécessaires, avec l'auteur comme à l'interne, afin de faire toute la lumière".

Wait and see. 

 

Qu'attend on d'un livre, d"une thèse, d'un article, d'une chronique a fortiori d'un prix littéraire si ce n'est de l'authenticité et de l’honnêteté intellectuelle. 

Une publication est sensée être originale, à nulle autre pareille.

Mais que penser d'un outil (I.A.) dont la banque de données et l'entrainement sont intégralement fondés sur le plagiat de publications piratées en parfaite infraction avec la législation des copyright, dont le nom même "Intelligence" artificielle est un archétype de plagiat destiné à faire oublier aux distraits que les machines ne pensent pas, n'ont pas un once de conscience et sont parfaitement amorales.