16 juillet 2020

BF 2000 pathologie


Notes et réflexions sur la pathologie rencontrée

au Burkina Faso en février-mars 2000



Les constats et les thérapeutiques indiqués dans le texte qui suit ne sont peut être plus d’actualité. L’idée générale de ce texte est en revanche vraisemblablement en dessous de la tragédie que vit ce pays particulièrement meurtri par les djihadistes et les terroristes qui s’en prennent aux villageois et aux écoles.
Sommaire
    La pathologie rencontrée
    La tuberculose
    Les toux sèches chroniques
    Dysenteries
    La lèpre
    Amibes
    Le paludisme
    L’obstacle linguistique
    La drépanocytose
    Méningites
    Sida.
    Traiter la cause immédiate
    Mortalité périnatale et le sort de nos anciens
    Imitez moi, mais imitez moi bien
    Les sans papiers.
    Notes
    Bibliographie

La pathologie rencontrée
est un télescopage permanent de trois groupes d’affections:
  • presque toutes celles que l’on rencontre communément en France
  • des affections que l’on ne rencontre plus ou exceptionnellement en Europe
  • et surtout des pathologies plus spécifiques des pays pauvres en zones tropicales
Guidés par un ami Père Blanc à travers la savane au sud de Gorom Gorom, nous finissons par atteindre le campement peul que nous avions convenu de visiter. Nous sommes remarquablement accueillis par deux hommes jeunes, deux frères de 22 et 26 ans qui nous présentent l’épouse du premier (14-15 ans), les deux épouses du second, leur mère de 52 ans mais qui en paraît 70 et leurs enfants. Le plus jeune des deux hommes est essoufflé au moindre effort. Il est porteur d’une cardiopathie valvulaire grave, séquelle de RAA extrêmement fréquent dans le pays. Son espérance de vie est très limitée à défaut de pouvoir bénéficier d’un remplacement valvulaire. De ce point de vue, il est né 5000 km trop au sud.

Il y a quelques années, j’avais reçu un soir une jeune femme de 26 ans qui avait parcouru 100 km de piste défoncée dans une charrette accrochée à une mobylette. Elle était dans un état d’anasarque consécutif à une pancardite rhumatismale. Le tour de cuisse mesurait 85 cm ce qui entraînait un écartement de ses pieds d’un mètre vingt.

300 km de piste poussiéreuse plus à l’est, Hôpital de Ouaigouya. Un enfant de 11 ans est entré en coma acido-cétosique. Il est diabétique depuis un an, son régime est quasiment impossible à suivre en brousse. Ne parlons pas de la conservation de l’insuline au froid quand il fait 40° à l’ombre et que les rares réfrigérateurs au butane restent un luxe de coopérant. 
 
Le lit voisin est occupé par un jeune de 18 ans en opisthotonos, les mâchoires serrées comme un étau. Au gros orteil, un morceau de tissu noué désigne la porte d’entrée du tétanos.
200 km plus au sud, le dispensaire de Zaba est dirigé depuis 35 ans par une religieuse suisse qui demande aux infirmiers de désinfecter tous les plans de travail et de balayer deux fois par jour. Première structure de soin propre depuis mon arrivée; la poussière de latérite qui s’infiltre absolument partout, les fenêtres sans vitre, barrées par de simples persiennes métalliques destinées à conserver un peu d’ombre font de la propreté un problème difficilement surmontable.
Cette femme peul tousse depuis des semaines. Un infirmier l’ausculte dans un dispensaire de brousse, diagnostique une broncho-pneumopathie et prescrit Ampicilline et dexaméthasone (la mode de la cortisone a atteint ces contrées reculées). Quinze jours plus tard, la toux s’est encore accentuée, l’expectoration est abondante il existe des ronchus dans les deux champs et un foyer de pneumopathie du lobe supérieur gauche où l’on perçoit très nettement le bruit de pas dans la neige, métaphore délicate à partager sous ces latitudes. Un recueil de crachats et une coloration de Ziehl-Neelsen permettent d’objectiver facilement les bacilles tuberculeux. Décidément, la corticothérapie n’était pas une bonne idée. La Tuberculose comme la lèpre font l’objet de traitements gratuits distribués par le gouvernement. Il n’en est malheureusement pas de même avec les anti rétroviraux

La tuberculose

Concernant sa prévention, le Pr Gentilini rappelle que " la couverture par le BCG a peu d’impact sur la transmission de la tuberculose (effet indirect) et donc sur le risque annuel d’infection. En revanche, elle a un impact majeur sur la mortalité de la tuberculose chez l’enfant (miliaire, méningite) et réduit la mortalité globale de 6% (effet direct) La protection conférée par le BCG varie considérablement selon les enquêtes allant de 80% pour les études anglo saxonnes à 0% dans une étude indienne faite à Madras en 1979. "

Je n’ai jamais entendu parler du BCG au Burkina Faso pas plus que la tuberculine. Par contre on recherche couramment le BAAR
(bacille acido alcoolo résistant) par examen direct, au besoin après tubage gastrique. La tuberculose tue une personne toutes les quinze secondes dans le monde soit deux à trois millions par an. La contamination par le BK concerne un milliard huit cents millions de personnes soit le tiers de la population mondiale. C’est le premier facteur de mortalité chez la femme.(1)

Les toux sèches chroniques

comme on les rencontre dans les traitements par IEC, tout comme les toux récidivantes correspondent au syndrome de Löeffler. On rencontre même des pleurésies réactionnelles aux ascaridioses. Ce sont les enfants de moins de cinq ans qui sont les plus touchés et qui finissent par rejeter des vers par la bouche ou l’anus. Viola Odorata et Teucrium marum sont réputés efficace ainsi que Stannum dans les formes pulmonaires mais ne disposant pas de ces souches, je m’en suis tenu au Fluvermal° et au Vermox° (indisponible en France). Il va de soi que les recontaminations sont fréquentes et, comme par hasard touchent toujours les mêmes enfants de la fratrie, illustrant si besoin en est la notion de terrain réceptif (2) Toute la faune des verminoses se rencontre, un examen de selles fait au hasard retrouve systématiquement un à cinq parasites différents à l’examen direct.

Dysenteries

Rares sont les occidentaux qui séjournent dans ces régions reculées sans contracter au minimum une turista. L’apparition de fièvre, de sang ou de glaires est plus préoccupante. Je remarque une nouvelle fois la pertinence de J.T.Kent qui indique de ne pas donner Ars. par routine dans la dysenterie sans être parfaitement certain de son indication. Ars. a p.ex les mêmes symptômes locaux que Cadm.Sulf. mais ce dernier veut rester absolument tranquille comme Bry. ou Colch. ce qui est tout le contraire d’Ars. D’autre part, tous les Mercurius et Sulfur ont la sensation de ne jamais avoir fini d’exonérer, à l’opposé de Nux et Rhus qui sont soulagés dès l’émission d’un peu de matières. Aco. Ipec. et Merc. sont très fréquemment indiqués dans les dysenteries par temps chaud. Par temps froid (12° fin décembre) Ip., Dulc. et Merc. sont fréquemment indiqués. (3)

La lèpre

bien que moins fréquente qu’il y a quinze ans, n’est pas rare (10 à 15 millions de sujets atteints dans le monde); La trithérapie rifampicine-dapsone-clofazimine (Lamprene°) a métamorphosé cette maladie. Les 6 mois de traitement pourraient être ramenés à un mois si l’on pouvait disposer de fluoroquinolones. J’ai vu un champion de lutte des années 70, amputé de ses mains et de ses pieds, remisé dans l’arrière cour d’un village comme au Moyen-âge. Il est curieux que la maladie ne se développe que chez 10% des sujets infectés, guérissant spontanément en 2 ans chez certain, évoluant chez d’autres vers une forme lépromateuse (forme LL-nodules bourrés de germes et fortement contagieuse) alors que d’autres enfin se lancent dans une lutte immunitaire furieuse, les laissant immunologiquement épuisés, physiquement mutilés et difformes (forme tuberculoïde - forme TT) . L’orientation vers la forme TT ou LL semble dépendre de l’immunité cellulaire de l’hôte et de la rapidité avec laquelle elle se met en route et à cet égard, l’approche homéopathique a quelque chose à dire. En Europe, la maladie a quasiment disparu sans médicaments ni vaccins grâce à une meilleure alimentation et à une hygiène minimale.

Amibes

Dans le même ordre d’idée, 10% de la population mondiale est porteuse d’amibes alors que l’amibiase "maladie" est infiniment plus rare. La thérapeutique homéopathique (Merc. Corr., Ars, Canth., Rhus T....) rend les malades asymptomatiques mais ils restent porteurs d’amibes et sont porteurs sains. La thérapeutique allopathique (metronidazole, secnidazole...) fait disparaître les amibes mais le sujet gardant sa réceptivité se recontaminera à la première occasion. Qui du malade traité par Flagyl° ou par Merc.Corr. peut se dire guéri? La persistance d’entamoeba histolytica histolytica traduit classiquement l’absence de guérison, même si le patient est asymptomatique pendant des années ce qui est le cas de la très grande majorité des habitants de certaines zones d’Afrique. Par ailleurs, nous savons fort bien que nous hébergeons un nombre invraisemblable de micro organismes dont le caractère commensal suit les modes de la faculté (Helicobacter pylori, Garnerella, commensaux hier et justiciables d’antibiotiques aujourd'hui...). Inversement, peut on considérer qu’un coopérant contraint à faire des cures répétées de Flagyl est à chaque fois guéri sous prétexte que ses selles sont exemptes d’amibes après chaque traitement? Comme à son habitude, l’ami "y a qu’à" pourra objecter qu’il suffit de consommer une eau et des crudités sans amibes, ce qui témoigne d’une profonde méconnaissance de l’Afrique rurale.

Le paludisme

est omniprésent. Il y a bien longtemps qu’en dehors des touristes, plus personne ne prend la moindre prophylaxie allopathique, se bornant à traiter les accès au coup par coup. Devant un nourrisson diarrhéique, fébrile et qui vomit, il faut avoir le réflexe de demander une goutte épaisse qui révèle presque toujours un falciparum. L’habitude est d’injecter Quinimax° qui est remarquablement efficace en très peu de temps. Plusieurs remèdes homéopathiques sont présentés comme efficaces en prévention ou à titre curatif. Plutôt que de les citer, il est utile de relire le § 235 de l’Organon (6°ed): 
"Cependant, n’oubliez pas que le choix du véritable remède homoeopathique, (c.à d. celui du remède constitutionnel ou remède de fond-trad) sera déterminé surtout par les symptômes individuels caractéristiques observés en dehors des manifestations fébriles."

Ce qui, pour un séjour de courte durée, ne manque pas de poser quelques difficultés.

L’obstacle linguistique

Un obstacle corollaire vient de l’existence de 80 langues et dialectes différents pour le seul Burkina Faso.
La consultation en brousse passe forcément par un traducteur de fortune. Comme j’interrogeais un malade sur le motif de sa présence au dispensaire, le traducteur engagea une discussion de dix minutes avec lui avant de me répondre qu’il avait mal au ventre. Je sus ultérieurement que ce palabre correspondait aux négociations du traducteur quant à la rémunération de sa prestation.

La drépanocytose

est très répandue en Afrique noire. Les malades consultent essentiellement en raison d’algies osseuses déclenchées par un effort musculaire, une fièvre ou une émotion. Il s’agit en fait de micro infarctus osseux. Ils présentent par ailleurs une grande vulnérabilité aux infections mais curieusement, une certaine résistance au paludisme. Le traitement purement symptomatique est décevant, la contribution homéopathique paraît envisageable et mériterait réflexion.

Méningites

Les épidémies de méningites à méningocoques sont attendues par les soignants comme les grippes en Europe. Lorsque les conditions le permettent, le diagnostic bactériologique peut être fait par examen direct puis coloration au bleu de méthylène suivi d’une coloration de gram qui objective le diplocoque gram - dans le LCR centrifugé mécaniquement. Le traitement par Chloramphénicol I.M. en dose unique reste le traitement communément utilisé et il est impressionnant qu’avec le peu de moyens dont ils disposent, la mortalité ne soit généralement pas supérieure à 30% des malades. (4)

Sida.

J’ai des difficultés à imaginer qu’une femme enceinte sur deux soit séropositive au VIH. C’est pourtant ce que me dit un médecin burkina bé. A l’hôpital de Dori il y a deux ans, un dépistage systématique a été réalisé chez tout entrant. Les résultats furent tellement alarmants qu’on décida d’interrompre l’évaluation. Le travail saisonnier des hommes jeunes en Côte d’Ivoire où la très grande majorité des prostituées est contaminée, ajouté à la polygamie dans les zones à forte dominante musulmane explique ce raz de marée. Les anti rétro viraux et les anti protéases n’ont pas encore atteint ces pays peu solvables. Fort heureusement, l’association "Agir ici" fait un travail fantastique auprès des laboratoires et des gouvernements pour rendre les médicaments plus accessibles aux populations du Sud. (5)

Traiter la cause immédiate

La sous alimentation, la malnutrition, le péril fécal, l’hygiène de l’eau, la lutte anti-vectorielle, l’éducation sanitaire des populations sont des défis préalables auxquels ce pays s’est attelé. La stratégie de développement sanitaire la plus adaptée à la réalité des pays pauvres est représentée par les soins de santé primaires. Remarquons que l’Organon aborde très clairement cette question dans les § 7 et 77. (6)

Mortalité périnatale et le sort de nos anciens

Dans une maternité nous félicitons un jeune couple qui se réjouit de la naissance de leur petite fille. Le papa nous conduit dans une salle voisine où nous découvrons des jumeaux vaguement recouverts d’un tissu qui nous observent avec étonnement. Ils ne doivent pas peser plus d’un kilo cinq chacun. 

Leur jeune mère de 14 ans a laissé la vie dans cet accouchement. La famille n’a pas envoyé une jeune femme au chevet de ces enfants mais une vieille femme, témoignant par-là que les conditions pour que ces enfants vivent n’étaient pas requises. Ils mourront quelques heures plus tard de n'avoir pas été alimentés mais continueront encore longtemps à hanter le sommeil de deux d’entre nous qui découvraient cet autre monde pour la toute première fois. La mortalité périnatale et maternelle est énorme. Lorsqu’on pense au prix d’une vie d’enfant en France, on ne peut s’empêcher de le rapprocher de celui d’un vieillard en Afrique. 

Lorsqu’un "Vieux" meurt en Afrique, c’est tout un pan d’histoire qui s’écroule, une bibliothèque qui disparaît. En France, les humbles vieillards font l’objet d’une toute autre considération; il n’est que d’observer les services d’urgence des hôpitaux qui se hâtent d’ évacuer vers des services gériatriques trop souvent privés de moyens, ces encombrants malades qui risqueraient de bloquer un lit un peu trop longtemps. Autres lieux, autres mœurs.. Nous serions bien mal placés pour formuler des critiques quand, dans le même temps nous acceptons que quinze pour cent de notre population soit confrontés à la pauvreté tandis que notre PIB augmente régulièrement depuis quinze ans. Les pays pauvres ont au moins la circonstance atténuante du manque de moyens et de la stagnation de leur économie.

Imitez moi, mais imitez moi bien

écrivait Hahnemann qui affronta sans dérobade les grands fléaux de son temps… Il faut avoir vu ce qu’est une dysenterie pour imaginer le drame que constituent les épidémies de choléra face auxquelles il n’a pas craint d’utiliser la thérapeutique homéopathique. Il nous appartient à notre tour, de nous confronter aux grandes pathologies de notre temps tels que les cancers, les maladies auto-immunes, les maladies dégénératives, le SIDA et les grandes maladies de la misère sociale. 

Si l’homéopathie a un intérêt face à ces grands fléaux de notre temps, il nous appartient de le faire savoir ; dans le cas contraire il nous appartient de rechercher d’autres voies et ne pas perdre notre temps tant l’attente est pressante de par le monde. 

Nous avons tous une tâche à remplir, chacun à sa place, là où nous sommes le plus utile pour notre siècle, non seulement là où nous nous "sentons" appelés, mais aussi là nous  "sommes" réellement appelés et où nous n’avons pas forcément envie d’aller parce qu’il n’est pas toujours aisé de quitter nos zones de confort.

Les sans papiers.

Le côtoiement quotidien de la détresse de ces hommes jeunes sans emploi, responsables de grandes familles (lorsque leur frère décède, et c’est fréquent, il est de coutume qu’ils adoptent ses enfants), amène à comprendre qu’ils cherchent à tenter leur chance dans un pays européen, au risque de la clandestinité. Considérée du fin fond de la misère, la question des sans papiers revêt une toute autre signification. Je repense à ce qu’écrit le Pr Gentilini au sujet de l’accessibilité aux soins des étrangers en situation irrégulière:
" Ils ne bénéficient d’aucune protection sociale, à l’exception de l’aide hospitalière d’urgence, conformément à l’obligation d’assistance à personne en danger. Si la France n’a pas les moyens de devenir le pays d’accueil de tous les déshérités du Tiers-Monde, il n’est pas concevable que le système de protection socio-sanitaire en France distingue ceux qui ont droit à la santé et ceux qui n’y ont pas droit.
Ne pas prendre les moyens de résoudre les problèmes de santé des immigrés clandestins, c’est nier la dimension humaine de la migration pour ne l’évaluer qu’en termes de réalisme économique ou de compromis politique. "
Ces notes et réflexions ont été écrites en mars 2000 et n’ont d’autre objectif que fixer les idées sorties dans l’isolement de la brousse du Burkina Faso.

Notes:

(1) Sources OMS citées dans Le généraliste n°2017 du 24/03/2000
(2) v. Les Maladies Chroniques d’Hahnemann 2° ed. § 106 sympt. 210 et § 108
(3) Matière Médicale homéopathique de Kent. § sur Mercurius. 4° ed. AEF éditeur. p.657
(4) Epidémie Méningite au Burkina-Faso (Source : OMS, 13/03/96) :
"Le service de surveillance épidémiologique du Burkina-Faso signale le décès de 722 personnes des suites d'une méningite, au cours des deux derniers mois. Le nombre total de cas rapportés est de 8 252. L'épidémie est en progression bien que 1,3 millions de personnes aient été vaccinées et malgré les campagnes d'information du public. Au total le nombre de décès dus à la méningite en Afrique de l'Ouest est d'environ 3500, 722 auBurkina-Faso, plus de 200 au Niger et 2 550 dans le nord du Nigéria."
(5) ( http://www.globenet.org/agirici/campagnes/sida/index.html ) Pour rendre les médicaments plus accessibles aux populations du Sud et soigner les malades du sida,
(6) § 77 de l’Organon: Maladies chroniques apparentes.
C'est fort improprement qu'on donne l'épithète de chroniques aux maladies dont souffrent ceux qui s'exposent constamment, par faute d'hygiène, à des influences pathogènes évitables. Elles sont dues à l'usage prolongé d'aliments ou de boissons nuisibles,aux excès et aux privations de tous genres qui minent la santé,au séjour dans des contrées malsaines, surtout paludéennes,à la vie en sous-sol, dans des ateliers humides ou des atmosphères confinées,à l'insuffisance de mouvement et d'exercice, aux excès sportifs ou intellectuels, aux vexations et aux soucis, etc...Ces atteintes que l'on porte soi-même à sa santé, disparaissent spontanément par un changement dans la manière de vivre, à moins que l'organisme ne soit sujet à quelque dyscrasie (miasme) chronique. Elles ne méritent pas de porter le nom de maladies chroniques. (+ note (a) du §7 de l’Organon.)"Il tombe sous le sens que tout médecin raisonnable élimine d'abord cette cause occasionnelle ; l'indisposition dés lors disparaît habituellement d'elle-même. Ainsi il éloigne de la chambre les fleurs trop odorantes qui provoquent la lipothymie ou des manifestations hystériques ; il enlève de la cornée le corps étranger qui produit l'ophtalmie ; il dégage pour mieux le réajuster le bandage trop serré pouvant causer la gangrène d'un membre blessé ; il dénude afin de la ligaturer l'artère lésée dont l'"hémorragie pourrait causer la syncope ; il tente de provoquer par le vomissement l'évacuation des baies de belladone avalées ; il extrait les corps étrangers ayant été introduits dans les orifices naturels du corps (nez, gorge, oreilles, voies uro-génitales, rectum) ; il broie les calculs dans la vessie; il ouvre l'anus imperforé du nouveau-né, etc... "

Bibliographie:

  • Pathologie du désespoir... d’autres solutions. Actes du congrès d’Homéopathes sans frontières. 1991
  • Guide de médecine en Afrique et océan indien. Mazer et Sankalé.Edicef.1988.
  • Médecine tropicale. Marc Gentilini. Flammarion 5° éd. 1993
  • Les Maladies chroniques. Hahnemann. 2¡ed. Editions de l’école belge d’homéopathie 1985
  • Organon. Hahnemann. 6è ed. Simila 1982.
  • The world traveller’s manual of homeopathy. Colin & Lessell. 1993.
  • Répertoire d’homéopathie tropicale. Rasachak et Souk-Aloun.